Ne les voyez-vous pas, les morts? Ils sont couchés tous ensemble, chacun enveloppé de ses lamba, et la tête couverte pour n' aller nulle part. Le matin ils ne se lèvent pas, et le soir ils ne se chauffent pas; sur leurs poitrines il y a de la terre rouge, et à leurs côtes une maçonnerie.
« Ne les voyez-vous pas, les morts? Ils sont couchés tous ensemble, chacun enveloppé de ses lamba, et la tête couverte pour n' aller nulle part. Le matin ils ne se lèvent pas, et le soir ils ne se chauffent pas; sur leurs poitrines il y a de la terre rouge, et à leurs côtes une maçonnerie. »
Source consultableAttribution indiquée : Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultéeForme relevée en malgache : Tsy hitanareo va ny maty? Tatarobe miefi-damba, misaron-doha tsy ho aiza. Maraina tsy mba mifoha, hariva tsy mba mamindro; tany mena no ambony tratrany, rari-vato no an-dani-mandriny.
Signification
Le texte décrit les morts immobiles dans le tombeau familial, séparés des activités des vivants.
Interprétation
Lecture proposée : La description appartient à la représentation du recueil ; elle ne remplace pas une étude des pratiques funéraires.
Contexte d'usage
Pour une lecture littéraire sur la perte et la condition humaine ; tenir compte de la sensibilité des personnes endeuillées. Présenter l'image ancienne et sa limite de contexte avant d'en tirer une application actuelle.
Origine et attribution
Attribution indiquée : Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
- Provenance à vérifier. Le texte et sa référence numérotée ont été retrouvés dans une transcription secondaire consultable. Le passage du recueil historique, l'origine sur le terrain et les usages traditionnels ne sont pas authentifiés par ce seul rapprochement. Les interprétations et exemples d'usage sont des propositions éditoriales.
- Référence repérée dans la transcription consultée : J. A. Houlder, Ohabolana ou Proverbes malgaches, n° 2113 ; traduction française attribuée à Henri Noyer ; transcription du Dictionnaire et Encyclopédie malgaches (réf. 2.165)
- Forme relevée en malgache : « Tsy hitanareo va ny maty? Tatarobe miefi-damba, misaron-doha tsy ho aiza. Maraina tsy mba mifoha, hariva tsy mba mamindro; tany mena no ambony tratrany, rari-vato no an-dani-mandriny. »
- Culture indiquée, à vérifier : malgache · Région : Madagascar
Comment vérifier la provenance d'une formule
Mots-clés :
Proverbes du même thème
« Les morts reposeront comme la poussière, mais les vivants mangeront comme des hommes. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Les vivants se moquent si c' est aux morts qu' ils apportent du feu. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Les morts sont (comme) des vaincus, mais les vivants font de grands festins. Il faut jouir de la vie. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Il faut enterrer quelqu' un de façon à ne pas en avoir de regrets. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Un mort ne peut pas attendre qu' on ait fini de tisser (son linceul). »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Comment se fait-il que ce soit le corps à enterrer qui ait été oublié? »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
Autres proverbes malgache
« Ne le traitez pas comme des linceuls rouges qu' on met à un mort. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Mourir, et ne pas être enterré par ses parents, comme un chien. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Ne regrettez pas d' avoir manqué un ensevelissement, car des malades, il y en aura encore beaucoup. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
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Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée