Quand je vois un travail rude à faire, j' appelle les autres (pour m' aider), mais quand je vois une anguille salée (à manger), je n' ai pas d' autres amis que les morts.
« Quand je vois un travail rude à faire, j' appelle les autres (pour m' aider), mais quand je vois une anguille salée (à manger), je n' ai pas d' autres amis que les morts. »
Source consultableAttribution indiquée : Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultéeForme relevée en malgache : Raha mahita ny asa vadi-drano, dia alao aho ray maro; fa nony mahita ny amalom-boasira, tsy manan-kavana afa-tsy ny maty aho.
Signification
Le locuteur appelle les autres pour une tâche pénible mais ne veut pas partager la nourriture.
Interprétation
Lecture proposée : La formule oppose l'appel à la solidarité et le refus de rendre cette solidarité réciproque.
Contexte d'usage
Pour parler des services rendus, de la reconnaissance ou des attentes de réciprocité, en évitant d'attribuer un comportement à tout un groupe.
Origine et attribution
Attribution indiquée : Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
- Provenance à vérifier. Le texte et sa référence numérotée ont été retrouvés dans une transcription secondaire consultable. Le passage du recueil historique, l'origine sur le terrain et les usages traditionnels ne sont pas authentifiés par ce seul rapprochement. Les interprétations et exemples d'usage sont des propositions éditoriales.
- Référence repérée dans la transcription consultée : J. A. Houlder, Ohabolana ou Proverbes malgaches, n° 619 ; traduction française attribuée à Henri Noyer ; transcription du Dictionnaire et Encyclopédie malgaches (réf. 2.165)
- Forme relevée en malgache : « Raha mahita ny asa vadi-drano, dia alao aho ray maro; fa nony mahita ny amalom-boasira, tsy manan-kavana afa-tsy ny maty aho. »
- Culture indiquée, à vérifier : malgache · Région : Madagascar
Comment vérifier la provenance d'une formule
Mots-clés :
Proverbes du même thème
« La viande (ou le riz) a été bien partagée, mais les beaux-parents n' ont pas eu leur part. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Avez-vous cru que je mourrais, pour m' avoir abandonné quand j' étais malade? »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Si la case de ton voisin brûle, aide-le à l'éteindre : demain c'est peut-être la tienne. »
Afrique de l'Ouest
« Que ton voisin ne sache pas comment tu vis. »
Proverbe peul, recueilli dans « Les proverbes peuls du Sénégal » (1984)
« Dans un pays où l'on danse sur un seul pied, l'étranger doit danser sur un seul pied. »
Proverbe sénégalais, recueilli dans « Les proverbes sénégalais » (1964)
« L'étranger ne connaît pas nos us et coutumes, ce qu'il faut semer, ce qu'il faut planter. »
Proverbe sénégalais, recueilli dans « Les proverbes sénégalais » (1964)
Autres proverbes malgache
« Si je n' accomplis pas le bien que j' ai promis de faire, ce n' est pas de mon gré, mais c' est que quelque chose m' en empêche. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« La fin du bœuf c' est d' être mangé, et la fin des paroles (fausses) c' est la confrontation. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Le mensonge est bien mauvais, car le menteur lui-même ne l' aime pas. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée
« Il est comme le "voara" (fruit): il paraît beau au dehors, mais quand on l' ouvre il est plein de fourmis. »
Madagascar ; attribution au recueil malgache de Houlder dans la transcription consultée